Catégories
Projet

Avenir du projet ?

En analysant le nombre de cellules 4G présentes dans la base Mozilla Location Service (MLS) sur des bases de différentes dates, le constat est sans appel : depuis l’automne 2020 le nombre de données diminue chez tous les opérateurs (alors que le nombre d’antennes, lui, augmente).

L’impact est bien plus significatif que la baisse provoquée par le 1er confinement

Causes probables

L’abandon de l’application Mozilla Stumbler (qui permettait d’alimenter la base) que l’on a vu venir depuis près de 2 ans était à relativiser au début car il était toujours possible de contribuer (de manière moins efficace, certes) avec Firefox pour Android.

Firefox 80 (Daylight) sorti fin août 2020 a supprimé la possibilité d’alimenter la base, ce qui coïncide avec le début de la baisse.

Rappel : il est toujours possible (et recommandé !) d’alimenter la base avec l’application Tower Collector.

Machine infernale

La base MLS fonctionne selon cette règle : toute cellule qui n’est pas mise à jour durant 1 an disparaît de la base. En regardant la date de dernière mise à jour de cellules choisies au hasard, on constate que bon nombre d’entre elles n’ont plus été mises à jour depuis l’été 2020…

En clair : d’ici l’été 2021, la base sera sérieusement dépouillée et donc devenue inexploitable. On peut d’ores et déjà la considérer comme perdue.

Et maintenant ?

La base MLS étant au cœur du projet eNB Analytics, l’avenir s’annonce à la fois incertain mais aussi stimulant car il va falloir se réinventer.

Dans l’immédiat rien ne change. L’application est arrivée à maturité et son développement était déjà passé en phase « seulement encore des mises à jour de corrections de bug » en début d’année. Les cartes/bases disponibles sur le site intègrent déjà un astucieux mécanisme qui récupère des cellules manquantes dans des bases MLS plus anciennes.

En ce qui concerne le futur, l’application perdurera d’une manière ou d’une autre. L’accent sera mis sur l’exploitation des logs géolocalisés capturés par les utilisateurs (algorithme L!) et autres nouvelles fonctionnalités.

Enfin si Google acceptera que l’appli puisse continuer à utiliser la localisation en arrière-plan. Là aussi, l’issue est incertaine car les restrictions imposées aux applications et aux développeurs sont toujours plus nombreuses.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *